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Si les engagements ou promesses ne doivent plus être de la poudre aux yeux, encore moins de simples effets d’annonces, les élections locales et le procès du massacre du 28 septembre, doivent se tenir avant la fin de cette année 2017.

 

Des acquis certes obtenus dans l’avancement des préparatifs des communales avec le toilettage du cadre juridique du code des collectivités locale, laissent croire que d’énormes contraintes liées aux aspects techniques sont levées. 

Ce pendant, le financement des échéances locales, ne serait pas encore disponible, même si l’institution électorale a récemment annoncé la finalisation de son projet de chronogramme et le recrutement d’un nouvel operateur chargé de l’audit du fichier électoral.  

Ainsi donc, les délégations spéciales qui sont à la tête des collectivités locales, en vertu de leur recomposition de la proportionnelle à la proportionnelle conformément au résultat des élections législatives de 2013, deviennent de plus en plus une entorse à la loi.

L’organisation des élections communales, qui devrait être un palliatif au problème de légitimité et de légalité des autorités décentralisées, représente vrai semblablement une traversée du désert.

Face à une CENI qui vient de sortir d’une crise interne, le doute plane encore quant  à la volonté et l’engagement de l’institution à tenir rapidement les élections.

Les adversaires du régime Condé qui n’entendent pas céder jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, celles de l’application intégrale de l’accord politique du 12 octobre 2016, s’activent dans leur dynamique de démonstration de force relative aux manifestations de rue, alors que le parti au pouvoir compte sur le comportement républicain de ces derniers, qui avaient suspendu leurs marches jusqu’au retour des pèlerins guinéens.

L’autre enjeu, c’est celui de bien vouloir une chose et son contraire. Il s’agit là d’une réclamation politique de recomposition de la CENI et la tenue des communales avant la fin de cette année.

 Si toutefois ces élections ne se sont pas organisées à la date indiquée, les législatives qui pointent à l’horizon 2018, seraient de facto une occasion de mettre fin aux problèmes de légitimé des conseillers communaux.

A miser sur cette option, les acteurs politiques ne pourraient que prendre leur mal en patience avec ce que les observateurs pourraient qualifier de «  risque de velléité ».

Par ailleurs, le respect de la parole donnée demeure une valeur morale sacrée, et l’engagement paraphé dans un accord, un degré élevé de responsabilité.

Mais à s’en tenir aux discours politiques des leaders d’opinion, l’intérêt des citoyens individuellement pris, n’est pas la préoccupation de bon nombre de partis politiques en Guinée qui, sans doute mèneraient une lutte pour que leurs causes soient entendues dans la conquête ou la gestion du pouvoir et de postes de responsabilité.  

Chacun voulant inévitablement gagné les élections locales face à son adversaire, les acteurs de la mouvance et de l’opposition ne désarment pas et la société civile en tant que force d’alerte et de proposition trouve sa place dans la danse.

Hormis ce hic lié à l’organisation des communales, l’affaire du  massacre du 28 septembre, au stade du même nom à Conakry en 2009, suscite encore des interrogations, quant on sait que le ministre de la justice, garde des sceaux avait pris des engagements de tenir le procès courant 2017.

Alors que les avocats de Toumba Diakité, l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara, ont suspendu leur assistance à  leur client maintenu en détention dans des conditions qu’ils trouvent contraires aux lois, d’autres présumés responsables inculpés pour les mêmes faits, continuent encore d’être dans les rouages du pouvoir. 

Pire, le retour manqué de l’ex chef de la junte militaire à l’occasion des élections présidentielles précédentes de 2015, alimente jusqu’à date la chronique.

Pendant que le capitaine Moussa Dadis Camara, président de la transition guinéenne au moment des faits et le Général Sekouba Konaté, ministre de la défense nationale à l’époque  sont toujours à l’étranger, le pool des juges en charge du dossier parle d’avancées significatives dans cette affaire. 

Si les ONG de défense des droits de l’Homme exigent la tenue rapide du procès, certaines d’entre elles sont accusées à leur tour par les victimes d’avoir reçu de l’argent, pour être au solde  d’une manœuvre dilatoire.

A quelques semaines de la commémoration de cette date du massacre du 28 septembre, qui remplace désormais le « non au referendum » dans l’histoire de la Guinée, tous les regards restent encore rivés sur les souvenirs des événements malheureux, qui ont laissés derrière eux, des pertes en vies humaines et de nombreux blessés et disparus.    

En attendant que les promesses du chef de département de la justice se traduisent en réalité, pour rétablir les victimes du massacre avant la fin de cette année, il faut reconnaitre que l’organisation d’un procès  de telle envergure suppose assez de moins financiers.

Ce qui veut dire qu’avec l’état actuel de nos juridictions, la délocalisation du procès dans un lieu à haute sécurité, serait l’une des solutions. 

Pour l’heure, la Guinée peine après près de huit (8) ans à organiser le procès du massacre du 28 septembre. Un procès qui pourra permettre à la nation de tourner la page de son histoire éhontée et macabre, afin de s’inscrire dans une dynamique de réconciliation et de consolidation de l’Etat de droit, dans la conquête progressive de la justice, de la liberté et  du développement socio-économique.

Dans la même enseigne, la même peine est visiblement apparente concernant le remplacement des nommés locaux qui, depuis 2011 se font changer conformément aux humeurs politiques au lieu d’organiser les élections locales, gage d’une véritable démocratie à la base.

Cette analyse est celle de Thierno Amadou Oury BALDE, journaliste spécialiste des questions juridiques et judiciaires

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